La baisse du chômage, un rêve de courte durée ?

Assurance Chômage

On peut souffler un peu, le nombre de chômeurs est revu à la baisse, au mois de janvier 2015. Cette information émane du Ministère du Travail, une grande première depuis août 2014. Est-ce une embellie conjoncturelle ou le début d’une grande avancée vers la diminution réelle des chômeurs ?

Pourquoi cette baisse du chômage ?

On pourrait imputer cette baisse à ce qu’il convient d’appeler l’alignement des planètes. Entendre par là, la concordance avantageuse de la baisse de l’euro, de la politique monétaire de la BCE et de la chute vertigineuse des cours du pétrole. Pour cette dernière, elle représente un gain de compétitivité de l’ordre de 25 milliards, ce chiffre dépassant le montant perçu du CICE, en 2014.

Que faire pour maintenir cette baisse de chômage ?

Il est à noter que diverses études, notamment de BNP Paribas, de l’INSEE, de l’OCDE et de Rexecode, ont démontré, de manière unanime, qu’il faut au moins 1,5 point de croissance à la France, pour endiguer l’accroissement du chômage. En effet, les 1,5 point de croissance sont nécessaires pour arrêter de présenter un solde net de destruction d’emploi. Mais, bien sûr, on est jamais trop sur de rien, la conjoncture économique étant plus ou moins stable.

Un scénario impossible

En matière de prévision, la revue à la hausse du taux de croissance pour 2015 ne s’établira qu’entre 1 et 1,3%, bien en-deçà du seuil fatidique. La baisse du chômage ne sera qu‘éphémère et les chiffres ne sont pas rassurants. Toujours en 2015, l’UNEDIC devra indemniser dans les 104.000 chômeurs supplémentaires. A ce rythme, même si on est salarié, rien ne garantit qu’on ne devienne pas chômeur, du jour au lendemain. D’où la pertinence de se souscrire à des assurances chômages comme l’assurance chômage prêt immobilier. Ce sera un filet de secours pour le paiement de ses mensualités, en cas de besoin même si le recouvrement est partielle.