Comportement et tolérance envers le système éducatif

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La tolérance envers l’imperfection de tout système s’acquiert aussi en essayant de voir les deux côtés de la médaille. Pour ce faire, il est indispensable que les parents recherchent les aspects positifs partout où l’on constate les limites du milieu et des gens que l’enfant côtoie. II faut en tenir compte lors de situations problématiques avec le système éducatif.

Les parents doivent aussi éviter de généraliser ou de dramatiser lorsqu’ils sont en colère ou inquiets. Ils doivent prendre le temps de réfléchir et de relativiser les faits avant d’agir, et passer à l’action lorsque c’est nécessaire. En effet, leur rôle est aussi de protéger l’enfant contre les aberrations qu’ils observent.

Comment faciliter les rapports parents-enseignants dans le système éducatif

Aller chercher des alliés pour discuter, faire la part des choses et intervenir au besoin peut faciliter les rapports des parents avec l’école. Rien n’étant parfait, il est rassurant de penser que les limites d’un milieu comme l’école peuvent être comblées par un autre milieu, la maison par exemple, l’important étant de travailler en complémentarité plutôt qu’en rivalité pour le plus grand bien de l’enfant. S’il ne sert à rien de dépoussiérer nos propres colères et frustrations envers le système éducatif de notre enfance, le fait de les reconnaître peut permettre de ne pas les projeter sur l’enfant. L’enfant doit apprendre à reconnaître que le bon et le moins bon cohabitent en toutes choses.

II importe donc de l’aider à voir et à accepter les forces et les faiblesses de toute personne, de toute situation ou de tout milieu. Cela lui permet d’apprendre à ne pas se dévaloriser en bloc face à une difficulté et à nuancer ainsi ses jugements envers lui-même, les autres ou un milieu de vie (école, maison). II doit apprendre à relativiser les faits pour mieux tolérer la frustration et même l’utiliser comme levier pour s’améliorer. C’est ainsi qu’on apprend à se dépasser et à mettre en œuvre des stratégies qui nous aident à faire face aux situations difficiles inhérentes à la vie. Il est important de d’utiliser tous les moyens pour échanger avec le système éducatif par l’intermédiaire des carnets de correspondance qui sont toujours véhiculés par les sacs d’école ou dans le cartable à roulettes.

Situations problématiques possibles face au système éducatif

Dans la vie de tous les jours, un enfant qui n’a pas la permission de s’intégrer pleinement à l’école peut avoir du mal à établir des relations significatives avec ses enseignants et parfois même avec ses pairs. II peut se retrouver en conflit réel de loyauté envers ses parents s’il ressent leurs craintes de le voir entrer à l’école. Lorsque ceux-ci ont une piètre opinion de l’école elle-même, de l’établissement choisi pour l’enfant ou de l’enseignant, le conflit ne peut qu’être plus important. L’enfant peut ainsi trouver fort peu d’intérêt à l’enseignement qu’il reçoit et se retrouver en état d’attente et dans un rapport très superficiel avec l’école.

II la subit et fait généralement le travail demandé, mais sans mettre à profit toutes ses capacités d’apprentissage et, plus grave encore, sans plaisir. Dans de telles conditions, l’enfant finit par accumuler des retards scolaires qui lui confirment à lui et à sa famille que ce milieu extérieur ne peut rien lui apporter de bon et qu’il est inutile d’y mettre de l’énergie. De là une vie d’écolier qui aurait pu être satisfaisante, mais qui ne sera finalement qu’un long et mauvais moment à passer.

Comment prévenir ces situations ?

Comparer les expériences

  • Faire, en tant que parent, un examen de conscience le plus honnête possible face à ses perceptions de l’école en général, de la valeur qu’on lui accorde, des points forts et des écueils de sa propre histoire scolaire.
  • Tenter le plus possible d’inscrire l’enfant dans un milieu qui correspond le mieux à sa personnalité ainsi qu’aux attentes et valeurs de la famille (ex. : école de quartier, école privée, école alternative).
  • Discuter avec d’autres adultes (conjoint, autres parents, tierce personne) des perceptions de chacun par rapport à l’école, puis le faire avec l’enfant, et évaluer les aspects positifs et négatifs qui se dégagent de ces discussions.

Savoir se remettre en cause

  • En cas de mésentente entre les parents eux-mêmes en ce qui a trait aux valeurs éducatives, tenter de trouver des compromis satisfaisants pour harmoniser le plus possible les demandes qui seront faites à l’enfant, les moyens utilisés pour intervenir et les attentes qu’on a face à lui.
  • Évaluer les deux côtés de la médaille et se les rappeler dans les moments difficiles où l’on aurait tendance à accuser l’école.

Encourager l’enfant

  • Insister pour que l’enfant s’applique à son travail et en soit fier. Ne pas passer sous silence un devoir bâclé s’il est clair que l’enfant peut faire mieux. En revanche, souligner son manque d’effort en se limitant à le prévenir des conséquences qu’il devra assumer à l’école. Relever aussi un travail bien fait afin que l’enfant sente qu’on est fier de lui quand il se donne la peine de bien accomplir ses tâches scolaires.
  • Reconnaître le rôle de l’école en y référant l’enfant lorsqu’elle peut répondre aux questions qu’il se pose ou aux problématiques qu’il y vit.
  • L’encourager à trouver des solutions à différentes problématiques et à les mettre lui-même en application.
  • Laisser l’enfant vivre ses expériences à l’école tout en demeurant à l’écoute de ce qu’il y vit. N’intervenir qu’au besoin.

S’investir dans les activité scolaire

  • S’intéresser à la vie scolaire de l’enfant, mais sans l’envahir, sans exercer un contrôle excessif et sans imposer ses façons de faire.
  • Discuter avec l’enfant de ses projets à court, moyen et long terme afin de donner du sens à ses nouveaux apprentissages, sur le plan de leur utilité et du plaisir qu’il en retire.